Comment reconnaître les intervalles à l'oreille ?
Diapasio · · 3 min de lecture
Associer chaque intervalle au début d'une mélodie connue reste la méthode la plus efficace pour l'identifier à l'oreille, avec un peu d'entraînement.
En bref
Associez chaque intervalle au début d'une mélodie que vous connaissez par cœur, comme la quinte de « Ah ! vous dirai-je, maman ». Écoutez ensuite des intervalles au hasard, chantez-les intérieurement et comparez-les à vos mélodies repères, quelques minutes chaque jour.
Ce qu'est un intervalle
Un intervalle mesure l'écart de hauteur entre deux notes. Il porte un nom de quantité, comme tierce ou quinte, et une qualité, comme majeure, mineure ou juste, qui précise sa taille exacte en demi-tons.
Un intervalle mélodique fait entendre les deux notes l'une après l'autre. Un intervalle harmonique les fait entendre ensemble, et l'oreille apprend à reconnaître les deux formes.
Des mélodies connues comme repères
La méthode la plus répandue consiste à rattacher chaque intervalle ascendant aux premières notes d'une mélodie familière. Voici des repères que beaucoup de professeurs utilisent, à adapter à votre propre mémoire musicale.
- La seconde majeure ouvre « Frère Jacques », entre les deux premières notes.
- La tierce mineure s'entend au début de « Greensleeves », entre la première et la deuxième note.
- La tierce majeure ouvre « When the Saints Go Marching In ».
- La quarte juste ouvre « La Marseillaise », sur le saut de « Allons enfants ».
- La quarte augmentée, appelée aussi triton, ouvre « Maria » dans West Side Story.
- La quinte juste ouvre « Ah ! vous dirai-je, maman », entre la deuxième et la troisième note.
- La sixte majeure ouvre « My Bonnie Lies Over the Ocean ».
- L'octave ouvre « Over the Rainbow », chanté dans Le Magicien d'Oz.
Les intervalles descendants
Un intervalle descendant sonne différemment du même intervalle ascendant, et il mérite ses propres repères. Le chant du coucou fait entendre une tierce descendante, le plus souvent mineure, que les enfants reconnaissent très tôt.
Pour les autres, chantez votre mélodie repère à l'envers, de la note aiguë vers la note grave. Avec l'habitude, chaque intervalle finit par garder une couleur propre, indépendante de la mélodie qui l'a fait connaître.
Écouter la couleur des intervalles harmoniques
Joués ensemble, les intervalles prennent des couleurs typiques. Les tierces et les sixtes sonnent doux et pleins, la quarte et la quinte sonnent creuses et stables, tandis que les secondes et les septièmes frottent.
Cette impression de consonance ou de tension aide à trier rapidement les intervalles par familles. Il reste ensuite à départager les voisins, par exemple la tierce majeure et la tierce mineure, en chantant la note grave puis la note aiguë.
Un entraînement de cinq minutes par jour
Commencez avec deux intervalles très différents, comme la tierce majeure et la quinte, et ajoutez-en un nouveau chaque fois que vous atteignez neuf bonnes réponses sur dix. Cette progression évite de mélanger trop tôt des intervalles proches.
Chantez toujours l'intervalle après l'avoir entendu, car la voix fixe le souvenir mieux que la seule écoute. Les exercices à correction immédiate permettent de mesurer vos progrès d'un jour à l'autre.
Questions fréquentes
Quel intervalle est le plus facile à reconnaître ?
L'octave et la quinte juste sont souvent les premières reconnues, car leurs deux notes fusionnent très bien. La seconde mineure se repère aussi vite, grâce à son frottement caractéristique.
Faut-il avoir l'oreille absolue pour reconnaître les intervalles ?
Les intervalles relèvent de l'oreille relative, qui compare deux notes entre elles. Presque tous les élèves développent cette compétence avec un entraînement régulier.
Combien de temps faut-il pour reconnaître tous les intervalles ?
Avec cinq minutes de pratique quotidienne, beaucoup d'élèves reconnaissent les intervalles simples ascendants en quelques semaines. Les intervalles descendants et harmoniques demandent ensuite quelques mois.